Lors d’une interview, l’autrichien Dominic Thiem nous livre à cœur ouvert : son histoire, ses doutes et ses plus beaux moments tennistiques. A seulement 26 ans, le joueur de tennis dégage une force de caractère et un état d’esprit de gagnant.
Charlotte Fournier-Le Gerriez (journaliste) : Quand et comment a débuté votre passion pour le tennis ?
Dominic Thiem : Je suis née à Wiener en Autriche. Mon père et ma mère exercent le métier de professeur de tennis, de ce fait je suis leurs traces. A l’âge de 6 ans, je commence à taper la balle et j’intègre l’académie de tennis de Vienne où mon père entraîne. Quelques années plus tard, le coach Gunter Bresnik me repère et me prend sous son aile pendant toute ma jeune carrière. Le circuit professionnel débute pour moi en 2011 sur un tournoi en République Tchèque et j’en sors grandit.

« Un travail gagnant »
C.F.L.G : Quels sont vos plus grandes qualités tennistiques ? Et vos points à travailler ?
D.T : Je pense être un joueur assez puissant, je travaille énormément le côté physique avec mon préparateur. J’essaye de surpasser et dépasser mes adversaires sur ce point-là. Ensuite, j’aime prendre la balle tôt et mettre de la vitesse pour que le joueur d’en face soit débordé. Cependant, je m’investis énormément dans mes entraînements et je passe beaucoup de temps sur le court. Après, je dois travailler mon revers et mon plan de jeu qui manque de variations. Je cherche à frapper des coups fantastiques alors que parfois il suffit juste de placer correctement la balle. Les efforts vont payer, je le sens.

C.F.L.G : Quels sont vos plus beaux moments sur le circuit ?
D.T : Je vis énormément de bons moments tant par les matchs que par les émotions qui véhiculent. En termes de rencontres, je dirais que ma première victoire contre un joueur classé dans le TOP 10 mondial (Stan Wawrinka). Cette victoire regroupe tellement de sentiments tels que l’accomplissement et la satisfaction de se dire que je peux gagner contre de grands champions. Ensuite, j’aime discuter de mes deux premiers titres en Challenger qui relève de beaucoup d’années de travail et d’acharnements qui finissent par payer. En 2018 et 2019, je me retrouve en finale de Roland Garros contre Rafa (Rafael Nadal) et je me sens fière d’arriver à ce niveau. Malgré les défaites, je me sens capable de franchir l’étape : remporter un Grand Chelem. Aussi, les moments inoubliables que vis sur le court viennent du public qui amène une force. Quand, il te pousse à te dépasser et à élever ton niveau, je trouve cela incroyable.